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Roi et Pape, Cité et Église

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La doctrine de la soumission du Roi au Pape et de la subordination de la Cité à l'Église À l'occasion d'un passage du De Regno , nous rappellerons brièvement la pensée de saint Thomas d'Aquin avant de nous pencher sur celle de Jacques Maritain . Voir le plan général du De Regno... Voir le plan spécial du deuxième livre De Regno... Plan de l'article : La doctrine de saint Thomas d'Aquin La pensée de Maritain : distinction entre « Chrétienté sacrale » et « Chrétienté profane » Critique de la thèse de Maritain Naturel et surnaturel L'homme, animal politique Chrétienté et Révolution Quelle Chrétienté aujourd'hui La doctrine de saint Thomas Si l’ordonnance du bien politique à la vie éternelle était un ordre de pure et simple finalité, alors la Cité serait purement et simplement soumise à l’Église, les princes au Souverain Pontife ; les Cités ne seraient que des parties de l’Église, car essentiellement incapables d’atteindr...

Bien commun et "Bien vivre"

Le bien commun : communion  dans la ‘vie bonne’ Deux extraits de Saint Thomas d'Aquin pour illustrer un passage important du De Regno . Voir le plan général du De Regno... Voir le plan spécial du deuxième livre De Regno... « On a dit au premier livre, où il était question de l’économie et du gouvernement de la famille, que l’homme est naturellement politique ; c’est pourquoi les hommes désirent [naturellement] vivre ensemble et non pas en solitaires, ceci même au cas où quelqu’un n’aurait en rien besoin d’un autre pour mener une vie politique : car il y a une grande utilité dans la communauté de la vie sociale. Et ceci de deux manières : Premièrement quant au ‘bien-vivre’ : chacun apporte sa participation, comme nous le voyons en toute communauté, où l’un sert la communauté par son office, l’autre par un autre, et ainsi tous vivent bien ensemble. Ce ‘bien vivre’ est donc éminemment la fin de la Cité ou de la société politique, et quant à tous pris ensemble, et quant...

Le CHRIST-ROI

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La fête du Christ-Roi est de celles qui, instituées tardivement, n’ont pas pour objet l’un ou l’autre des faits historiques ou des mystères de l’œuvre du Salut, mais une vérité dogmatique, un thème général ou une dévotion. En fait la royauté du Christ est omniprésente dans toute l’année liturgique, y compris le dernier dimanche de l’année qui a pour thème la royauté eschatologique du Christ dans son triomphe définitif au dernier jour. Mais le royaume du Christ n’est pas, ou pas seulement eschatologique. Il n’est pas seulement attendu ; il est déjà là. Voir notre article : Le Christ-Roi dans l'année liturgique . L’objet propre de la fête célébrée le dernier dimanche d’octobre est la réalisation de ce Royaume dans les réalités temporelles , à savoir culturelles, politiques, économiques et familiales. Le Christ règne dès à présent en particulier sur les réalités temporelles ; telle est la raison de l’institution de cette fête, qui était inutile aux temps de Chrétienté. ...

Création et Société

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La raison de la création du monde et la forme de la société politique Voir le plan général du De Regno... Voir le plan spécial du deuxième livre De Regno... Retour au texte de Saint Thomas d'Aquin ... L’œuvre de la création du monde se distingue en quatre étapes : - production dans l’existence ( Summa Theologica I, 44-46) - distinction et ordonnance des parties ( Summa Theologica I, 47-69) - ‘ornementation’, c’est-à-dire production des diverses espèces d’êtres ( Summa Theologica I,70-74) - création et établissement de l’homme ( Summa Theologica I, 90-102). Cette vision théologique, qui n’entend pas poser de chronologie entre ces étapes, confirme ce que la politique manifeste de manière inductive. Qu’est-ce-qui définit une société politique ? Le Prince qui la fonde - les hommes politiques qui établissent L’État - en sont la cause efficiente. Les citoyens n’en sont que la cause matérielle éloignée, la cause matérielle prochaine étant les corps sociaux et ...

LA TRADITION

D’APRÈS LA PHILOSOPHIE Cette étude de la notion de ‘Tradition’ est conçue d’abord pour poser les jalons indispensables à un approfondissement théologique. L’intérêt d'une telle étude apparaît aujourd’hui tout particulièrement dans le domaine de la liturgie. C’est pourquoi la seconde partie concernant la Tradition de l’Église se trouvera sur SKITA PATRUM . Nature et principes de la tradition Les principes des actes humains Cause finale Sujet ou cause efficiente Cause matérielle Objet Cause exemplaire Propriétés de la tradition : vie ou évolution organique Diverses sortes de traditions Erreurs et errements dans la tradition Suite de cette étude : La Tradition de l’Église On connaît la célèbre sentence d’Aristote, reprise par saint Thomas d’Aquin : ‘l’homme est naturellement politique’. On pourrait tout aussi bien dire ‘l’homme est naturellement traditionnel’. Toutes les sociétés, non seulement la Cité (société politique), mais aussi de simples communautés informel...

LIBERTÉ CHRÉTIENNE

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Lire l'article précédent sur la liberté... Voir le plan général de cette étude... La liberté chrétienne La société antique était divisée entre hommes libres et esclaves. Saint Paul utilise analogiquement cette distinction pour expliquer que, par la Croix du Christ, le chrétien est libéré de la loi de l’Ancien Testament. La liberté chrétienne est donc d’abord l’état du chrétien dégagé des observances judaïques : Ga 2,4 : « Des faux frères intrus s'étaient glissés parmi nous pour épier la liberté que nous avons dans le Christ Jésus, afin de nous réduire en servitude. » Rm 7,6 : « Mais maintenant nous avons été dégagés de la Loi, étant morts à la Loi, sous l'autorité de laquelle nous étions tenus, de sorte que nous servons Dieu dans un esprit nouveau, et non selon une lettre surannée. » Mais cette liberté ne signifie pas la licence. Ne plus être esclave de la loi de l’Ancien Testament ne signifie pas vivre sans loi. Libéré des observances de la Loi, le ch...

LIBERTÉS MORALE ET POLITIQUES

Lire l'article précédent sur la liberté... Voir le plan général de cette étude... La liberté morale La liberté dans l’ordre de l’agir est celle de l’action morale et politique. On chercherait en vain chez saint Thomas d’Aquin l’expression ‘liberté morale’. Cette notion présuppose une morale de la loi, c'est-à-dire une morale fondée sur le respect d’une loi. Est moralement libre l’acte qui est permis par la loi, moralement obligatoire ce que la loi impose, moralement défendu ce qu’elle interdit... Une telle morale est tout d’abord celle de l’Ancien Testament, qui se compose d’un ‘Décalogue’, puis de tout un ensemble de préceptes et d’obligations. Mais telle n’est pas la morale des philosophes de l’antiquité, d’Aristote en particulier, ni la morale chrétienne, qui sont des morales du bonheur et de la finalité . La vie humaine a un but, à savoir le bonheur, ou fin ultime. L’homme ne vise pas à se mettre en règle avec une loi mais à progresser sans cesse vers la per...