12 nov. 2014

LA FAMILLE en philosophie (5)

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Vie de la famille



Vie commune


Le propre de l’amitié est la convivence.
“La convivence est requise à l’amitié comme son acte propre. Aristote dit que rien n’est propre aux amis en tant que tels comme de vivre ensemble. [...] Demeurer ensemble pendant la journée, c’est à dire pendant un temps appréciable avec des amis, même ceux qui jouissent d’une aisance matérielle le recherchent.”[1]
Ceci vaut éminemment pour la famille. L’unité, l’existence, la prospérité d’une société sont fondées sur l’amitié[2], non pas sur des lois et des règlements. L’amitié familiale, aussi bien entre les conjoints qu’entre parents et enfants, est vitale pour son unité et sa permanence. Or, le maintien et le développement de l’amitié familiale requièrent tout d’abord la convivence, c’est-à-dire la vie commune dans la concorde, la paix et la joie.

7 nov. 2014

LA FAMILLE en philosophie (4)

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Structure de la famille



Unité de la famille


La première question qui se pose est celle de l’unité du couple. L’Ancien Testament connaissait et tolérait la polygamie. L’Islam a conservé cet usage. La lecture même de la Bible en laisse voir tous les inconvénients : rivalités, divisions, haines personnelles et collectives.
De même, la structure mono-parentale, parfois inéluctable de fait, conduit à un déficit dans l’éducation des enfants : manque d’affection maternelle, ou bien faiblesse de caractère due à l’absence du principe d’autorité (le père). Les blessures de l’enfance sont difficilement remédiables et longues à cicatriser.


Stabilité de la famille


Étant admis que la famille est composée de deux personnes de sexe différent, on peut s’interroger sur sa durée. L’union familiale est-elle définitive ou temporaire ?
La réponse est évidente a priori si l’on se réfère à l’objet radical de l’amitié honnête conjugale, à savoir la descendance humaine. Nous avons traité plus haut de la nécessité de la famille pour l’éducation des enfants. La stabilité dans l’affection et la continuité de l’œuvre éducative impliquent nécessairement la stabilité de la famille.

A posteriori les ravages du divorce sont patents. Les enfants en sortent affectivement et psychiquement traumatisés, et ce de manière profonde et durable. Leur vie intellectuelle et morale en sort gravement handicapée.


Plusieurs objections peuvent être néanmoins opposées :